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Suivre Jésus
03.09.2010


Avec l’Evangile de ce dimanche, Jésus, s’adressant à la foule qui le suivait et à ses disciples, insiste sur trois conditions pour être disciple :

 

préférer l’amour du Christ à l’amour des leurs et d’eux mêmes

porter sa croix

planifier son choix.

 

Suivre le Christ c’est vivre des arrachements affectifs.

 

« Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et soeurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple. »

 

Quel est ce Jésus qui vient nous couper de nos familles ?

 

Avouons que c’est quand même dur. Jésus ne fait pas de la nuance, il utilise la langue forte. Le préférer d’abord c’est signifier que rien ne doit la première place dans notre vie sur Dieu.

 

Suivre le Christ c’est porter sa croix.

 

Cette condition rappelle le supplice de la croix. Ceux et celles qui suivaient Jésus le connaissaient très bien. Une invitation à aller jusqu’au bout comme Jésus, être prêt à mourir pour sa foi en Dieu, savoir que ce qui nous fait souffrir peut devenir chemin de vie.

 

Suivre le Christ c’est planifier son choix.

 

Une fois la décision prise de le suivre, il ne faut pas tergiverser, mais marcher à sa suite à travers l’obscurité et les épreuves de chaque jour. Le disciple que je suis, que tu es, se doit de vivre la cohérence et les conséquences de son adhésion.

 

Aujourd’hui , dans nos communautés chrétiennes, il y a des personnes laïques ou religieuses, qui, avec amour, renoncent ou quittent chaque jour quelque chose pour vivre mieux et plus intensément le travail, le partage, le service aux pauvres, l’accompagnement des mourants, la prière, l’Eucharistie, etc. …

 

Prions les uns des autres et demandons à Notre Seigneur d’en faire naître d’autres pour notre Eglise.

 

Innocent Mutabazi