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Bien que reconnaissant le rôle d'utilité publique des Eglises, l'Etat exclut aujourd'hui toute forme d'aide immédiate
25.02.2011


Les Eglises reconnues du canton de Neuchâtel travaillent depuis plusieurs semaines à trouver des solutions de financement pour faire face au trou de 1.5 millions de francs dans leur budget causé par la décision de la plus grande entreprise du Canton de cesser le paiement de sa contribution ecclésiastique. Pour rappel, cette dernière informait les Eglises fin novembre 2010 de sa décision entrant en vigueur pour l'année écoulée déjà.

 

Comme demandé par les Eglises, des discussions ont été menées entre ces dernières et le Conseil d'Etat. N'attendant aucunement que l'Etat se substitue à Philip Morris dans leur financement, les demandes des Eglises étaient simples et concises:

- un positionnement clair de l'Etat sur ses attentes en matière de prestations des Eglises et sur leur financement dans un délai de 2 ans (à l'heure actuelle, le financement de l'Etat des prestations qu'il reconnaît d'utilité publique est d'environ 40% par rapport à leurs coûts)

- assurer financièrement cette période de transition de 2 ans, à raison de 1.5 millions de francs pour les deux années partagés entre les trois Eglises.

 

Malgré la tenue d'un calendrier serré et de discussions franches et ouvertes, le résultat des discussions n'a pas permis d'obtenir de réponses satisfaisantes. Si le Conseil d'Etat est intéressé sur la durée à discuter des prestations que les Eglises offrent aux habitants du canton de Neuchâtel sans distinction d'origine ni de religion, et entrevoit certaines pistes de financements, il n'est par contre pas en mesure de garantir aujourd'hui et à court terme le moindre soutien financier supplémentaire.

 

Les Eglises prennent la mesure de la position du Conseil d'Etat. Si chacune d'elles fait l'expérience d'un précieux soutien de la part de la population neuchâteloise, mais également du soutien d'Eglises d'autres cantons, il est aujourd'hui évident que sans soutien immédiat de l'Etat, elles sont dorénavant contraintes de renoncer à certaines prestations.

 

Cette évidence est douloureuse et interpelle, puisqu'elle remet en question les fondements du travail des Eglises auprès de la population neuchâteloise. Elle est d'autant plus douloureuse que les Eglises vont devoir renoncer à offrir aide et soutien dans une période où le canton de Neuchâtel fait face à une grande fragilité financière et sociale.

 

La question posée en novembre 2010 était de savoir ce que les partenaires des Eglises attendent de leurs services auprès des personnes fragilisées et de ce qu'ils sont prêts à investir. La réponse semble aujourd'hui donnée, pour l'immédiat.

 

Communiqué de presse

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